Le moustique tigre : un enjeu de santé et de qualité de vie
Présent sur le territoire depuis 2020, le moustique tigre s’est progressivement installé dans l’agglomération de La Rochelle. Aujourd’hui, il est implanté dans de nombreuses communes et réapparaît chaque année dès le retour des températures plus douces, au printemps. De petite taille, on reconnaît facilement le moustique tigre à ses rayures noires et blanches sur le corps et les pattes. Plus actif en journée comme en soirée et plus agressif que les moustiques “classiques”, il vit et se reproduit essentiellement à proximité des habitations.
Au-delà des nuisances, le moustique tigre représente un enjeu de santé publique, car il peut transmettre certaines maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus Zika. Une fois implanté sur un territoire, il ne disparaît plus. En hiver, ses œufs restent en sommeil avant d’éclore au printemps, lorsque les températures remontent.
La surveillance de sa présence est assurée par l’Agence régionale de santé (ARS) et le Service départemental de démoustication de la Charente-Maritime, notamment à travers un suivi entomologique mis en place dès le mois de mars. Des opérations ciblées de démoustication peuvent être menées de façon exceptionnelle, notamment lorsqu’un risque sanitaire est identifié, par exemple après le retour d’une personne infectée lors d’un voyage.
Avec le changement climatique, la période d’activité du moustique tigre tend à s’allonger, rendant la vigilance encore plus nécessaire.
Le vrai problème : l’eau stagnante… souvent chez nous
Contrairement aux idées reçues, le moustique tigre ne se développe pas dans les marais ou les zones naturelles, mais dans de petites quantités d’eau stagnante, le plus souvent présentes dans les espaces privés : jardins, balcons, terrasses ou cours.
La lutte contre sa prolifération repose donc en grande partie sur l’adoption de gestes simples, par chacun d’entre nous. En agissant à son échelle, on limite non seulement les nuisances chez soi, mais aussi pour tout le voisinage.
Les bons réflexes à adopter :
- Vider régulièrement les soucoupes de pots de fleurs ou mettre du sable,
- Couvrir les récupérateurs et réserves d’eau,
- Ranger ou supprimer les objets pouvant retenir l’eau de pluie (seaux, arrosoirs, jouets, bâches…).,
- En hiver, nettoyer les gouttières, regards et siphons d’eaux de pluie.
Ces gestes simples, réalisés régulièrement, permettent de supprimer les gîtes larvaires, lieux indispensables à la reproduction du moustique tigre.
Signaler sa présence :
Chacun peut contribuer à la surveillance du moustique tigre en signalant sa présence :
- via l’application iMoustique®,
- ou par mail : bf-dem-demoustication@charente-maritime.fr
Plus d’informations : demoustication.charente-maritime.fr