VISITE
VIRTUELLE DES CHATEAUX
Les
alentours de Salles-sur-Mer sont riches de quelques châteaux qui ne sont
pas ouverts à la visite,
toutefois
le Trail des châteaux traverse leurs parcs, une fois par an.
L'Héronière
Ce
logis en forme de U présente les caractéristiques des maisons Aunisiennes
de la première moitié du 18è siècle : bâtiment peu profond et sans couloir
entre les pièces. Le portail monumental, encadré de deux lions, contraste
avec l'allure générale de ce manoir. Derrière le logis s'étendent un jardin
et un bois. Une statue de Vénus (sculptée par Allegrain) conservée dans
le jardin porte la mention "Allegrain fecit 1765", ce qui permet
une datation pour le logis entre 1740 et 1765.
L'histoire
du logis de l'Héronière est assez obscure. Au 18è siècle, il était détenu
par Antoine Saulnier, inspecteur des fermes du Roi.
Cramahé
Aujourd'hui
transformé en centre pédagogique, le château de Cramahé est une des constructions
du 18è siècle des plus intéressantes dans les environs de La Rochelle.
Dès 1401, nous relevons le nom de Pierre Copodoys, sire de Cramahé, qui
tenait des biens relevant du seigneur de Châtelaillon. Le 14 avril 1518
la duchesse de Longueville, vicomtesse de Châtelaillon, accordait à Pierre
Châteigner, écuyer, de lui attribuer le droit de moyenne et basse justice
de sa terre et maison de Cramahé. Les descendants de Pierre Châteigner
gardèrent Cramahé jusqu'à la révocation de l'Edit de Nantes.
En
1865 les derniers Châteigner passèrent à l'étranger. En 1714, à la suite
d'une licitation entre les héritiers, la seigneurie revint à Henriette-Céleste
de Béjarry.
Le
corps du logis que nous connaissons aurait été reconstruit en 1753. Il
a succédé à une petit construction grâce à des relevés effectués par l'ingénieur
Claude Masse. Le corps du logis, en fond de cour, est un simple bâtiment
en double profondeur couvert de tuiles arrondies, animé en son centre par
un avant-corps surmonté d'un fronton triangulaire. Celui de la façade postérieure
contient les armoiries sculptées sur bois des familles Harouard et Larocque-Latour.
Le
petit belvédère à balustres qui couronne la toiture a été rapporté au 19è siècle
lors d'une restauration et enlevé au 20è siècle du fait de la tempête de
1999. Il faut remarquer une grosse tour cylindrique épaulée par une tourelle
constituant les restes de l'ancien château.
Cramahé est
l'une des premières maisons nobles de l'Aunis à adopter des formes nouvelles
influencées par les hôtels particuliers.
L'Herbaudière
L'origine
de la seigneurie de l'Herbaudière ne remonte pas au-delà de 1539. Dès 1557,
Pierre Salbert, magistrat municipal de la ville de La Rochelle est qualifié de
sieur de l'herbaudière. A la fin du 16è siècle Elisabeth Salbert apporta
la terre à son mari, René Blandin. Pour cerner l'évolution des bâtiments
on possède une gravure de Claude Chastillon du début du 17è siècle,
un dessin et un relevé complet de l'ingénieur Claude Masse.
Le
logis de l'herbaudière se dressait sur le côté d'une petite enceinte fortifiée
de tours aux angles, précédée par une grande basse-cour. Sa façade comprenait
un pavillon central renfermant un escalier rampe sur rampe et était flanquée
d'une tour cylindrique et l'autre angle d'une tourelle. Le tout était coiffé d'ardoise.
Le
pavillon central a été démoli ainsi que la tourelle et la petite enceinte.
Sur la façade deux pavillons aux volumes naïfs et complexes sont venus
se greffer au 17è siècle, ce qui donne à l'ensemble un effet pittoresque à souhait.
La
porte d'entrée est surmontée par un curieux masque sculpté de fantaisie
et par un fronton triangulaire coupé, porté par deux élégantes consoles.
Le
Roullet

Face à l'église
du village, une grande demeure : c'est le château du Roullet. Dès 1401
Huguet Desnorp possédait un "hébergement" et ses appartenances à Salles.
Le 26 avril 1438 le Roullet avec son moulin et ses dépendances est anobli
et inféodé par le comte de Richemont, seigneur de Châtelaillon en faveur
de Laurent Desnorp. En 1468 le Roullet passe par mariage à Antoine de Jarrie.
La même famille le conserve jusqu'en 1598, où la fille de Jarrie épouse
Daniel de Green de Saint-Marsault, écuyer, seigneur de la Garde Merpins.
Le
château du Roullet appartient à la famille Saint-Marsault depuis quatre
cents ans. Les travaux de réfection entrepris au 18è siècle sont interrompus
par la mort du propriétaire au siège de Lisbonne en 1714. L'aile sud n'est
pas achevé.
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